| nid d'ange phildar, partner 6 acajou, boutons et coupons ma petite mercerie ( ohhhh la vilaine maman qui n'a pas surfilé son tissus... prions pour qu'il ne s'éfiloche pas trop). |
L'automne a enfin repris ses droits, le mois d'octobre s'installe enfin. La maison est rempli d'un calme paisible et serein, et pourtant une petite boule me traverse la gorge.
Aujourd'hui j'atteins la 28em semaine de grossesse, à ma dernière grossesse à ce jour précis, j'entrais à l'hôpital.
La situation est relativement différente, mon corps ne s'est pas modifié de la même façon, je sais que l'histoire n'est pas la même. Mes sages femmes me le répètent et me préparent à une grossesse normale, m'interdisent de songer à l'accouchement avant 7mois et demi ! Et leur discours, et mon état d'esprit, et mon corps m'ont jusque là amplement rassurée.
Mais Nanou lui se prépare à cette hospitalisation, à la prématurité, et il en plaisante devant moi et il répète " quand tu iras à l'hôpital", dans ses mots il n'y a pas une seule place pour le bon scénario. Et sa maman aussi tient le même discours " tu n'y échapperas sûrement pas, la prochaine fois que tu auras rendez à la maternité, ils te garderont sûrement".
Leur mots résonnent dans ma tête et j'ai peur. Ils me disent que l'hôpital serait positif du point de vue de la sécurité du bébé. Ok, mais pour moi l'hôpital signifie juste la dépression, le chagrin interminable, la morosité, la fin de mes espoirs..
Et puis il y a l'après qui m'inquiète également. Pupuce est sûrement mon dernier bébé, mon ventre sera vide après, alors j'aurai voulu pouvoir savourer les premiers mois de sa vie. Mais la date de sa naissance ne tombe pas très bien, si je prends un congé parental, je suis obligée de le prendre 6 mois, tout ce temps sans salaire. Et si je ne le prends pas je devrais retourner travailler à temps plein au moi de mai et juin, là où professionnellement il ne se passe plus rien, comment faire garder ma si petite poupée? Comment m'en séparer?ça me terrorise. Mais l'éducation nationale oblige le congé parental pour 6mois minimum... Après tous ces mois d'arrêt maladie je ne réussirai pas à en obtenir de nouveau.
Je cogite donc dans tous les sens. Heureusement elle s'amuse à chatouiller sa maman, je goûte chacun de ses mouvements avec un pure bonheur. Je me souviens qu'après la naissance de Tao, quand je ressentais quelque chose dans le ventre ça m'interpellait. La maternité est un drôle d'état, qui finalement ne dure pas si longtemps dans une vie de femme.
edito du soir : retour du rendez vous chez gygy, col fermé 39 mm, tout va bien, pas d'hôpital pour moi, on souffle, on respire, on continue !!!
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